La fragile constance.

Le Gaillet (Galium Album) s’est présenté à moi l’été dernier.

C’était la première fois que je la voyais, mais j’ai tout de suite été attiré par cette plante. Très discrète au milieu des hautes herbes avec ses tiges fines et ses minuscules fleurs blanches, elle dégage pourtant une intense odeur de miel lorsqu’il fait chaud. Et j’avoue que c’est cette odeur qui m’a attiré en premier chez elle. J’en ai donc cueilli un brin et laissé un cheveu en échange, comme un gage.
L’odeur est puissante, particulièrement lors de la dessiccation et des grosses chaleurs, caractéristique que le Gaillet partage avec sa cousine l’Aspérule (Galium Odoratum, parfois Asperula Odorata). Il faut encore que je tripatouille un encens avec tout ça, en espérant que le parfum résiste à la chaleur !

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Gaillet des marais (G. Palustre), qui cohabite chez moi avec le Gaillet Blanc (G. Album).

Je l’ai associée, sans trop y penser à la chance, la prospérité, mais aussi aux rêves, au crépuscule
et au sommeil, par analogie avec le miel sûrement, riche et apaisant. Une présence plutôt masculine, timide, mais constante, rassurante. Mais étrangement je l’associerais à l’élément eau. La nuit passée avec un brin sous l’oreiller a été fertile de rêves inspirants et paisibles. Puis, quelques nuits après, j’ai rêvé que j’offrais, ou qu’on m’offrait je n’arrive plus à me souvenir, un bouquet de cette plante, et ça a en quelque sorte scellé le pacte.
Les quelques recherches faites après coup sur les propriétés de la plante on semblé confirmer mes intuitions puisque le Gaillet est légèrement sédatif, sudorifique et dépuratif en usage interne, et il est, en externe, un apaisant et cicatrisant cutané très efficace !
Chose amusante, même si le nom de Gaillet vient du fait qu’il ait été utilisé pour faire cailler le lait, il peut servir à fluidifier le sang.
Mais toutefois il peut causer vertiges, maux de têtes et pertes hydriques trop importantes si pris en surdose alors méfiance tout de même.
Et certains disent que comme d’autres membres de la famille des Rubiacées, on peut extraire une teinture rouge des racines du Gaillet (il paraîtrait que la plante colorerait en rouge les os des animaux qui en mangeraient trop souvent), et ça, ça me botte carrément, j’attendrais la fin de la floraison pour essayer ça ! La tambouille avec les plantes tinctoriales c’est mon dada.

Quand aux propriétés magiques, Cunningham associe le Gaillet (tricorne, G. Aparine cette fois) à Vénus, à l’eau et à la féminité. Il dit que le Gaillet est une plante d’amour et de sexualité mais avec « une nette odeur de souffre » if you know what i mean.
L’Aspérule quand à elle, est associée à Mars, au feu et au pouvoir masculin. Elle est dite attirer la victoire, ainsi que les biens matériels, en plus de posséder un pouvoir de protection. Un bracelet fait des rhizomes de la plante aiderait son porteur lors de compétitions.

Voilà donc pour le petit tour d’horizon de cette plante, dont je n’ai encore qu’effleuré la surface, j’ai encore plein d’expériences à faire !

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